Aude Labrosse, photographe reporter & vidéaste

17/02/2020

En ce doux mois de février, nous avons la joie et l'immense honneur de vous présenter Aude Labrosse et son travail que nous admirons beaucoup. Nous avons rencontré Aude il y a environ deux ans dans notre espace de co-working et depuis, une jolie amitié s'est tissée. Il était grand temps que nous vous en apprenions plus sur elle et ses multiples talents  !

 

 

 

♦ Bonjour Aude ! Peux-tu nous parler de toi et d’où tu viens ?

Je viens de Haute-Savoie, j’ai grandi au milieu des montagnes. Après de nombreuses années à Lyon pour des études de Lettres puis de Communication et un an en Nouvelle Zélande à vadrouiller, j’ai posé mon sac dans une vieille maison en pierre en Isère. Je vis là avec mon mari bricoleur et nos deux chiens qui sont les plus beaux du monde.

 

♦ Comment es-tu devenue photographe aujourd’hui ? Pourquoi avoir fait le choix d’être indépendante ?

À 6 ans je découvre l’histoire du docteur Livingstone et surtout celle de l’explorateur Henry Morton Stanley qui part à sa recherche. Depuis, l’envie d’être aventurière/photographe ne me quittera pas. J’ai quand même mis ce rêve entre parenthèses pendant de longues années, avant d’oser me lancer. J’ai troqué il y a 3 ans mon CDI dans la communication pour l’aventure et l’indépendance. Être indépendante était une évidence, j’ai besoin d’explorer et de tester des choses par moi-même, à mon rythme, à ma façon, en toute liberté.

 

 

♦ Comment s’organise ton activité ? Peux-tu nous présenter tes deux projets favoris jusqu’à présent ?

Je partage mon temps entre mon bureau chez moi à la campagne, un espace de co-working à Lyon, (histoire de garder un semblant de sociabilité) et mes voyages. Je viens de finir mon projet le plus fou : depuis deux ans je travaille seule sur un reportage sur la Bosnie-Herzégovine qui s’est concrétisé par un livre, une expo photo et un film documentaire. Le tout vient d’être projeté/exposé à l’Institut français de Sarajevo. Ma mission est de faire vivre ce projet en France et ailleurs.

Une autre partie de mon travail consiste à photographier des familles, des nouveaux nés, de jeunes mariés… J’aime particulièrement les séances famille que je photographie en mode « reportage ». J’aime que ce soit le plus vivant et le plus vrai possible.

 

♦ Comment se passe concrètement la création d’un documentaire comme le tien ? Que cherches-tu à capter lors de tes expéditions photographiques ?

Ce projet de film est né après coup. Je suis partie en Bosnie sans savoir ce que j’allais trouver et ce que je voulais faire. Je me suis laissée guider et ça a donné un film composé en majorité de témoignages. Je crois que ma démarche c’est surtout pour moi le moyen de faire exister l’Autre à travers mon regard. Je vois la photo comme un échange, une mise à nu des deux côtés de l’objectif, dans la pudeur et la simplicité. Capter la sincérité d’un moment, c’est peut-être cela le plus difficile. Je cherche à poser sur des inconnus le même regard que je poserais sur un être cher. C’est souvent intense, parfois douloureux, d’autres fois c’est un échec. Un travail d’émotion, d’amour, d’attention, de simplicité et de sincérité. Le travail d’une vie en somme ! Dans ce voyage j’ai voulu attirer l’attention sur un pays qui pour beaucoup existe à peine, lui rendre un peu la considération qu’il mérite.

 

> Découvrez ici son projet sur la Bosnie-Herzégovine

 

 

♦ Comment travailles-tu sur tes projets, quels sont tes points de départ ou tes inspirations ?

Je crois que c’est le projet qui me trouve. Je laisse la porte ouverte et une idée s’engouffre, parfois elle repart aussi vite qu’elle est venue et parfois plein de petits clins d’œil de la vie me poussent vers cette idée. Alors je ne réfléchis pas trop, je fonce et je fais confiance à mon instinct. Le plus important pour moi c’est de se considérer comme débutante à chaque nouveau projet, ça oblige à essayer de nouvelles choses, à se dépasser, à changer. « Si je sais le faire, pourquoi le faire ? » comme dit Jeanne Cherhal.

 

Peux-tu décrire en 3 mots ton univers photographique ?

Spontané, sincère, vivant.

 

♦ Quelle serait LA collaboration dont tu rêves ?

Question difficile… J’ai déjà tellement l’impression de vivre mes rêves ! Cela dit, j’aimerais faire une collab’ avec un musicien pour mon prochain projet… Et évidemment j'aimerais retravailler avec la talentueuse Mademoiselle Ni pour animer mes films ! Sinon, j’aime travailler seule, mais sans forcément parler d’une collaboration, je rêverais de rencontrer Sebastião Salgado, Vincent Munier, Man Ray, Agnès Varda ou encore Corto Maltese… (eh oui on a dit « rêves » !)

 

Une question difficile : comment t’imagines-tu dans 10 ans ?

Pareil, mais avec un peu plus d’argent ! Ou au moins un producteur ou un agent… avec plein de rencontres dans les yeux et fixée sur la pellicule ou plutôt sur mon disque dur.

 

 

Les Alfredines adorent :

TOUS ses projets ! Avec peut-être une préférence pour son dernier travail sur la Bosnie-Herzégovine car nous avons eu la chance de suivre la réalisation du film et la création du livre  photos de leur début à leur inauguration en Bosnie. On adore voir des talents réaliser leurs rêves.

 

 Découvrez-en plus sur Aude Labrosse grâce à :

     Son site - Son Instagram

 

 

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